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Le Vignoble Auvergnat

Le vignoble
des Côtes d’Auvergne AOC

I - Vingt siècles de vin

 

On buvait du vin en pays averne dès l’an 50 avant Jésus-Christ, les amphores trouvées en quantité sur le plateau de Gergovie et le puy de Corent permettent de l’affirmer. Mais on ignore encore quand y fut planté le premier cep de la première vigne cultivée…

50
avant Jésus-Christ
 

En l’an mille, elles s’étendent sur pas moins de 10 000 hectares et appartiennent généralement aux nobles et aux gens de l’église. Elles côtoient les habitations et font durablement partie du paysage.

1000
 

Au XV e siècle, le vignoble Auvergnat connaît une telle apogée qu’il est déjà nécessaire d’en réguler la production : la ville de Clermont demande alors au roi Charles VII d’interdire aux propriétaires d’Aubière, de Beaumont et de Romagnat d’apporter leur vin dans ses murs, et les premiers « bans » fixant les dates de début de vendanges sont publiés.

XV e siècle
 

C’est l’âge d’or des vins d’Auvergne ! Rien ne semble pouvoir enrayer cette prospérité encore accentué par les difficultés du vignoble méridional, atteint dès 1864 par le phylloxéra. Le Puy-de-Dôme devient alors le troisième département viticole de France.

1864
 

A Mezel, un nommé Ligier de la Prade plante dans ses vignes un cep américain, sur lequel apparaît, pendant l’été 1868, une tâche qui n’inquiète encore personne… Erreur !

1868
 

L’expansion et le drame

L’expansion culmine à la fin du XIX e siècle : en 1892, 200 000 employés et propriétaires travaillent 45 000 hectares, plus que l’actuel vignoble bourguignon !

1892
 

La tache s’étend sans qu’on n’y trouve aucun remède. En 1895, il faut arracher quelques 17 hectares. Observé ensuite à Dallet, à Corent, aux Martres, le phylloxera vastatrix se répand partout, jusqu’au désastre.

1895
 

Au tournant du siècle, ce qu’il reste du vignoble auvergnat est en piteux état, les plants contaminés sont arrachés et brûlés ; jusqu’en 1907, les prix s’effondrent ; tous ceux qui vivaient ou espéraient vivre de l’activité noble et florissante de la vigne se retrouvent démunis.

1900
 

À La recherche du renouveau des vins d'Auvergne

Certains replantent très vite des ceps hybrides, censés mieux résister aux maladies mais qui ne produisent qu’un vin acide et médiocre, ce qui nuit encore à la réputation du « picrate » régional. Et pourtant, dans ce contexte difficile, surgissent quelques espoirs de renouveau : ainsi, les quelques productions issues des coteaux, mieux travaillées s’avèrent de bien meilleure qualité que le « pinard » de plaine.
Divers organismes se créent pour préserver et soutenir la viticulture régionale, comme le Laboratoire d’oenologie de Clermont en 1902.

1902
 

Mais en 1910, c’est le mildiou qui attaque à son tour une vigne déjà bien en peine de se rétablir. Au même moment, le vignoble languedocien, lui, a purgé ses malheurs, repris le poil de la bête… et les marchés qui vont avec, y compris en Auvergne !

1910
 

Survient ensuite la Première Guerre mondiale.

1914
 

Les objectifs de qualité

En 1920, les vignes ne recouvrent plus de 15 000 hectares en Auvergne.

1920
 

La dépression économique, puis les grands froids de 1930 accablent encore une profession que l’État tente de soutenir en établissant en 1932 une appellation d’origine Vins d’Auvergne, délimitée à 171 communes du Puy de Dôme.

1930
 

La cave des coteaux d’Auvergne, qui voit le jour en 1951, s’oriente progressivement vers des ventes plus ciblées de crus mieux cernés.

1951
 

L’État appuie cette orientation par un arrêté de mai 1951, complété en 1960 et en 1964, et qui délimite de manière bien plus restrictive qu’en 1932 les cinq grands crus encore en vigueur aujourd’hui : Madargue, Châteaugay, Corent, Chanturgue ,et Boudes.

1964
 

L’heure de la reconnaissance

En 1977, le vignoble obtient l’appellation d’origine Vin délimité de Qualité supérieure (AOVDQS).

1977
 

Demandé en 1986, le classement supérieur, en Appellation d’Origine contrôlée (A.O.C) est enfin obtenu le 16 novembre 2010 ; l’aire de délimitation des Côtes d’Auvergne s’étend depuis Madargue, au nord de Riom et de Clermont-Ferrand, jusqu’à Boudes, au sud d’Issoire, soit une soixantaine de kilomètres dans le Puy de Dôme.

2010
 

Aujourd’hui, de nouvelles générations de vignerons s’y attachent à développer un savoir-faire éprouvé en expérimentent de nouvelles méthodes de production tout en remettant en valeur un patrimoine très riche mais parfois oublié. Les cépages se diversifient ; réapparaissent peu à peu, aux côtés de l’omniprésent gamay, le chardonnay, le pinot noir, puis le sauvignon et la syrah, stimulant chaque année un peu plus la créativité des nouveaux vignerons d’Auvergne.

Aujourd'hui
Commandez les produits de notre vignoble dans notre boutique en ligneLes terres viticoles du Puy-de-Dôme

II - De la terre à la vigne

La localisation, le climat, la morphologie et la composition des terres viticoles du Puy-de-Dôme empruntent à deux événements géologiques principaux : la formation du bassin sédimentaire de la Limagne, puis le volcanisme qui affecte son fond et surtout ses bordures.

 

La naissance de la Limagne

La Limagne, ouverte de Moulins à Brioude, est l’un des fossés d’effondrement du vieux plancher européen. C’est selon la direction globalement nord-sud de ses versants que la majorité des vignobles auvergnats trouveront à s’implanter. Les grands crus des Côtes d’Auvergne du nord et du sud : Madargues, Châteaugay, Chanturgue, Corent et Boudes sont tous les cinq situés dans le département de Puy-de-Dôme ; leurs vignobles s’adossent au bord occidental de la Limagne, le long de la grande faille qui marque le paysage par un dénivelé de 600 mètres.

Terroir viticole des Côtes-d'Auvergne

Les éruptions et l’érosion retravaille les reliefs et les sols

Les éruptions et l’érosion on retravaillé les reliefs et les sols. Le vignoble des Côtes d'Auvergne trouve sa place de part et d’autre de la vallée de l’Allier, sur une suite ondoyante de coteaux, entre la plaine et la Montagne, ou sur les pentes de buttes isolées, à l’histoire plus ou moins complexe. Le plus souvent, ces coteaux sont taillés dans l’empilement marno-calcaire qui a comblé le bassin de la Limagne à l’Oligocène, et ils sont protégés par un toit de basalte que l’érosion différentielle a porté en inversion de relief et qui enrichit les pentes par colluvionnements. Relief inversé et colluvionnement basaltique : ce sont les principales contributions du volcanisme de la région à l’originalité et à la variété des terroirs viticoles des Côtes d’Auvergne.

 

Le climat

De plus le climat y est pour beaucoup, à la charnière des influences océaniques et continentales, le vignoble des Côtes d’Auvergne, installé entre 370 et 600 mètre d’altitude, voit son climat très influencé par la disposition des reliefs. Orientés nord-sud, soit perpendiculairement aux courants dominants venus de l’ouest, la chaîne des Puys crée un effet de Foehn : celui-ci concentre l’essentiel des précipitations sur le versant occidental de la chaîne, et laisse descendre sur son versant oriental et sur la Limagne un contenu asséché en vapeur d’eau. Cette réduction de la nébulosité assure aux coteaux viticoles une meilleur luminosité ainsi qu’une humidité réduite mais suffisante.

Bonne lumière et humidité réduite sur les coteaux
 

III - Les Côtes d’Auvergne

L’expression « Côtes d’Auvergne » apparait officiellement en mai 1951. Elle reflète précisément l’orientation suivie par les viticulteurs pour redessiner, un avenir à leur vignoble. Le véritable potentiel d’avenir du vin d’Auvergne à la fois confirmé et stimulé par l’appellation d’origine contrôlée (A.O.C) obtenue en 2010, réside dans la connaissance et l’exploitation de ces terroirs.

Le cahier des charges de l’A.O.C précise la densité de plantation : 4400 pieds à l’hectare, au moins, et pas plus de 20% manquants. La taille elle-même doit être pratiquée selon une de ces techniques : la « Guyot simple », la « Guyot double court », ou la taille courte en « cordon de Royat ».

 

Les cépages présents dans la région

Le gamay, le pinot noir et le Chardonnay sont les trois seuls cépages admis dans l’appellation d’origine contrôlée des Côtes d’Auvergne.

Le cépage Gamay représente 70% du vignoble auvergnat

Le Gamay

Son nom dérive de Gamet, un lieu-dit proche de Puligny-Montrachet ; il serait arrivé dans la région au milieu du XVIIIe siècle.Pressé , le gamay procure un jus clair : c’est un cépage noir à jus blanc, c'est-à-dire incolore. Il se plaît particulièrement sur les territoires volcaniques.Le gamay constitue prés de 70% du vignoble auvergnat.

 
Le pinot noir d’Auvergne est présent sur 20% du vignoble

Le Pinot Noir

Il s’est installé en Auvergne dés le XVIe siècle. La peau de ses petits grains serrés en grappe compacte d’un noir soutenu, tirant sur le violet, est son jus abondant est blanc. Les sols calcaires ou argilo-calcaires lui conviennent parfaitement. Il occupe environ 20% des surfaces plantées dans l’appellation.

 
Le Chardonnay planté en Auvergne représente 10% du vignoble

Le Chardonnay

Ses grappes dorées ont la taille de celles du pinot, mais elles sont moins serrés et plus allongées. Ses petits grains donnent un jus blanc bien sucré. Il trouve son sol de prédilections dans le calcaire, et la finesse particulière des argiles dans certains territoires argilo-calcaires du Puy-de-Dôme. Le chardonnay représente prés de 10% du vignoble.

 

Aujourd’hui, de même qu’ils souhaitaient parfois travailler le pinot noir au delà des limites qu’impose l’A.O.C au plus de 50 % d’un assemblage certains vignerons créent des cuvées à partir de cépages anciens réimplantés, ou même nouveaux dans la région, sous l’appellation de vins de Pays du Puy-de-Dôme, voire de simples vins de France. Ainsi la petite Syrah, cépage rouge réputé d’origine auvergnate, et en cépages blancs le sauvignon, le viognier ainsi que le gewurztraminer ont pris place dans le paysage des professionnels auvergnats, ou ils témoignent du goût permanent de la recherche qui anime les passionnés du vignoble.

Une politique globale

La qualité des Côtes d’Auvergne ne cesse d’augmenter. C’est la profession elle-même qui va se donner les moyens de cette évolution. L’intervention de professionnel permet de réaliser une étude. Celle-ci commence à partir de 1974 c’est une étude évolutive de l’indice de qualité des vins d’Auvergne. Chaque exploitation, vont faire l’objet de contrôles systématiques. Ils alimentent des bulletins sanitaires diffusés régulièrement aux professionnels. Il s’agit ‘un enjeu partagé par tous, avec l’intervention d’experts venus de d’autres horizons viticoles. L’exercice régulier de la dégustation et le suivi des tâches de

vinification offrent aussi à chaque vigneron des outils supplémentaires pour mieux s’évaluer, repérer ses points faibles et envisager sa propre progression dans la conduite de la vigne.

Indice de qualité en évolution constante

 

Choix et labeur du viticulteur

En découvrant le vignoble à travers le travail quotidien des femmes et des hommes qui l’exploitent, on s’aperçoit vite qu’à la question du « bio », une réponse tranchée - oui ou non, noir ou blanc - serait forcément péremptoire… Aucun professionnel ne tient à ajouter de la chimie là ou elle n’est pas nécessaire, et globalement la tendance va vers un usage de plus en plus raisonné, suivant en cela l’évolution générale de notre société. On dit que de la taille à la vendange, chaque pied reçoit en moyenne vingt visites de son maître. La commence et, si l’on ose dire, s’enracine son savoir-faire. Aujourd’hui bien formé et bien conseillé, il revient à chaque professionnel de « piloter » à son rythme l’évolution des traitements sur son exploitation.

En avril ou mai, le viticulteur va ébourgeonner, limitent sur le bois existant le nombre « d’yeux »prometteurs de rameaux élancés. Plus tard, il faudra relever ces nouvelles pousses et les orienter au mieux vers le soleil, accrochées aux fils du palissage. Tout au long de l’été, il faut soigner et contenir cette liane qui n’en finit pas de grimper. La rogner pour réduire sa prise au vent, puis l’aérer pour mieux passer les chaleurs d’août. En septembre, faire tomber l’éventuel excès de feuille et de fruit, afin que le restant parvienne encore plus près de l’état de maturation parfaite…

La grande évolution qualitative, sans laquelle il n’aurait jamais été question d’A.O.C. s’amorce dans les années 1970.

 

IV - les grands crus des Côtes d ‘Auvergne.

Les cinq crus classés Côtes d’Auvergne s’étendent sur 53 communes

Châteaugay

Le plus étendu des cinq crus des Côtes d’Auvergne est souvent considéré comme le plus typique de la région.

De petites parcelles en vastes étendues, les ceps foisonnent sur le domaine vallonné qui s’étend sur les communes de Châteaugay et Cébazat, situées dans la partie nord de l’agglomération clermontoise. A l’extrémité du plateau basaltique de Lachaud, ce territoire culmine à 480 mètre, d’ou l’on peut embrasser du regard les monts du Forez et du Livradois : avec une superficie totale d’une centaine d’hectares, dont 64 dans le cadre de la dénomination géographique complémentaire, ou « cru » de Châteaugay, c’est le terroir le plus étendu du vignoble Côtes d’Auvergne.

Le cahier des charges de la dénomination géographique des Côtes d’Auvergne Châteaugay indique comme cépages accessoire le pinot noir. Le gamay, favori des terres auvergnates, apporte le goût franc du fruit et la structure du vin. Le pinot rajoute de la complexité, de la finesse et de la richesse à ses arômes, et favorise aussi la possibilité d’une garde plus longue.

La couleur du vin de Châteaugay est d’un rubis à la fois profond et vif, qui le différencie de celle des vins de Boudes et Chanturgue, plus sombre.

Les vins blancs et rosés ne détiennent plus l ‘appellation Châteaugay, mais sont bien sûr classés Côtes d’Auvergne. Le vin blanc, issu du cépage s’est très bien adapté au terroir et il aboutit à des cuvées très prometteuses, surprenantes et élégantes. Sa souplesse et son gras en bouche lui valent fréquemment les honneurs de récompenses. Certaines années il peut révéler des arômes de fruits exotiques.

 

Madargue

Au nord du vignoble des Côtes d’Auvergne, situé sur la seule commune de Riom, le cru de Madargue secrète un des vins les plus originaux de la région, en partie grâce à un sous-sol riche en silice.

Longtemps cantonné au rôle de production à usage familial au sein d’une polyculture classique, la vigne devient à partir du XVIIe siècle une spécialité en pays de Riom. L’exploitation du terroir est à l’époque le fait de vignerons qui résident en grande partie à Saint-Bonnet-près-Riom. On compte près de 200 hectares plantés de ceps, et le lieu-dit de Madargue est entièrement dévolu à la culture viticole dés l’époque du Premier Empire.

La Madargue présente des caractéristiques qui en font du vin à l’identité originale, unique parmi les Côtes d’Auvergne. Poussé sur des sols différents, tanniques par essence, mélange de silice et d’argiles sans affleurements calcaires, le Madargue présente des traits qui le rapprochent des vins de Bourgogne. Il offre à l’oeil une couleur profonde et intense. Moins vif au goût que les autres crus d’Auvergne il s’avère en bouche d’une grande souplesse et d’un bel équilibre. Avec ses arômes floraux, typiques des assemblages incluant le cépage pinot, le Madargue est aussi moins épicé, peut-être un peu moins fruité que d’autres vins des Côtes d’Auvergne, et il se révèle un vin de garde appréciable lorsqu’il est bien structuré. Un vin qui gagne à être connu au-delà de ses frontières historiques.

Boudes, le vignoble côté Sud

Aux confins méridionaux du Puy-de-Dôme s’épanouit le vignoble de Boudes, un des cinq crus des Côtes d’Auvergne, célèbre pour ses vignes cultivées en terrasse.

Le territoire et l’histoire de Boudes sont marqués par un long passé viticole. Les moines y témoignent de l’existence de nombreuses vignes. En 1770, les 87 hectares de vigne représentent 21% des terres cultivées. Pendant la Révolution, assez calme dans cette région, cette surface va s’étendre à 119 hectares, puis jusqu’à 153 en 1830. Ce qui fait de Boudes l’exception puydômoise : elle est la seule communes à voir son vignoble augmenter ainsi.

En 1875, les trois quarts de la commune sont dédiés à la culture de la vigne qui poursuit cette extension jusqu’à son apogée en 1892, avec 322 hectares : presque la surface actuelle de l’ensemble des Côtes d’Auvergne… Mais le mois suivant d’août 1893 marque l’irruption officielle du phylloxéra à Boudes. Un an plus tard, le vignoble se révèle fortement atteint par le puceron destructeur, et la surface du vignoble va fondre jusqu’à 80 hectares en 1907. Vingt an seront nécessaire pour ramener la surface cultivé à 50 hectares, et le vin de Boudes au panthéon des Côtes d’Auvergne.

 

Chanturgue, un territoire très urbain

Le plus exigu des cinq crus des Côtes d’Auvergne surplombe la capitale régionale, dont il est devenu un quartier an fil du dernier siècle.

Pour bien situer l’importance, historique, urbaine et culturelle du vignoble de Chanturgue, il ne faut certes pas l’estimer à l’aune de son étendue actuelle : à cheval sur les territoires des deux communes de Clermont Ferrand et Cébazat, le cru de Chanturgue compte 7 hectares classés ; une petite moitié seulement est aujourd’hui exploitée dans l’A.O.C par quatre vignerons. Il s’agit donc de plus réduit des cinq crus de l’appellation.

Dans de nombreux livre de cuisine, la renommée initiale de ce nectar clermontois doit beaucoup au roi Henri IV : le Vert galant appréciait au plus haut point « le coq au vin de Chatourgue », Pendant les plus belles décennies d’aisance du vignoble auvergnat, aux XVIIIe et XIXe siècle, mais aussi jusqu’au milieu du Xxe siècle, Chanturgue déversera en abondance ses vendanges sur la ville installée à ses pieds, et celles-ci en est encore aujourd’hui fortement marqués.

 

Corent

Corent, Veyre-Monton, les Martres-de-Veyre et la Sauvetat : ces quatre communes constituent le territoire de la dénomination géographique complémentaire de Corent. C’est le seul cru de vin rosé dans l’appellation des Côtes d’Auvergne. Avec 40 hectares, son vignoble, représente 10% de l’ensemble de l’appellation des Côtes d’Auvergne.

Semés sur la plaine de la Limagne, puys endormis et plateau dessinent le pays de Corent, s’élevant à des altitudes qui n’excédent jamais 450 mètres. Cette situation avantageuse explique l’installation précoce de communautés humaines sur ces reliefs, hérités du volcanisme complexe qui a défini, au long des âges géologiques, le profil du terroir. Ce dernier offre ainsi au regard une variété de paysages qui sont autant de particularismes favorables à la culture du raisin, bien sûr, mais aussi des céréales. Avec l’Allier pour axe naturel, le pays de Corent est d’abord fait de coteaux et replis ou se nichent les vignes.

Le puy de Corent, qui culmine à 621 mètres, accueille sur ses coteaux sud essentiel des parcelles de vigne, même si son flanc nord demeure important pour la spécificité du cru.